CANADIAN CONSERVATIVE GOVERNMENT HAS (ALMOST) FIRED ME


UPDATE: June 14th

In a surprising move, probably after feeling much pressure or just realizing its mistake (which is commendable), the government has reversed its initial decision and decided to award the LPG its usual annual funding through the Department of Canadian Heritage. It doesn't mean that I will keep my job (funding could still be cut for good, next year) and the LPG might still need to make changes to its sales force team very soon, regardless of the new development. And I might just move on to other opportunities that have been offered to me in the past 10 days. 
I'll keep you posted.
JF
June 14th, 2012
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LPG Statement on End to Canada Book Fund Support 

In a body blow to Canada’s independent literary publishers, on Monday, June 4, 2012, the Literary Press Group (LPG) of Canada received word that the Department of Canadian Heritage (DCH) has ended its financial support of the LPG’s activities for the fiscal year that began on April 1, 2012. As a result, the LPG will be obliged to shut down its sales force, an essential operation that brings hundreds of new Canadian-authored books from 47 Canadian-owned publishers to bookstores and libraries every year. Without the LPG, authors and publishers lose their access to their readers, and Canadian readers lose easy and affordable access to Canada’s literary culture.
The DCH funding represented approximately one third of the LPG’s operating budget and was its single largest revenue source. While the LPG’s finances are otherwise strong, a loss of this size means that the LPG will not be able to continue operation in its current form. The LPG is committed to selling publishers’ fall 2012 titles, but it will have to lay off all field sales representatives as of August 31, 2012 and most head-office staff will be released on November 30, 2012.
Beyond November 2012, the LPG will look to establish an agenting relationship with another sales force for publishers who wish to be a part of a new collective.
LPG Chair Karen Green said "This sudden news has been devastating, for our staff, several of whom will lose their jobs; for our members especially those in the sales force – 47 publishers are faced with sudden instability, and for Canadian literary culture, readers and writers – a large branch has fallen in the path between them."
(For the full statement, click here)
(The Literary Press Group of Canada was founded in 1975 as a project of the Independent Publishers Association (which was later re-named the Association of Canadian Publishers). The goal of this affiliate was to further the promotion of Canadian publishers producing primarily literary works. Its sales force and distribution operations were initiated in earnest in 1987 and 1988. In 1995, the LPG was incorporated as its own organization, in recognition of its importance as a sales and distribution agency, and in 1998, it shifted from using part-time, commissioned sales representatives to full-time, salaried sales staff, with the support of the Department of Canadian Heritage. Since that time DCH has been consistent in its support of the LPG’s sales activities, recognizing their importance in being the bridge that brings Canadian-published literary books to their readers.)
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LA TRISTESSE DU SAMOURAÏ de Victor del ARBOL


(Actes Noirs/Actes Sud)

Titre original : La tristeza del Samurai
Traducteur : Claude Bleton

Espagne, hiver 1941. Une femme élégante attend le train pour Lisbonne avec son jeune fils Andrès, à la gare de Mérida. La fuite est son seul salut, car bien qu’elle soit en principe du côté des vainqueurs, le sombre complot visant à éliminer son mari, chef phalangiste, a échoué et elle n’attend aucune clémence de la part de ses poursuivants. Elle ne prendra jamais ce train et ne rentrera jamais à la maison. Son fils y retournera, seul, n’acceptant la séparation d’avec sa mère qu’avec la promesse d’un sabre japonais. Un véritable katana qui l’obsède depuis le récit des histoires de samouraïs qu’Isabel, sa mère, lui a racontées. Le précepteur de la famille sera accusé du meurtre d’Isabel, jugé et exécuté à la sauvette pour clore le dossier.

Quarante ans plus tard, Maria, une jeune avocate accepte la défense d’un homme sauvagement battu par un policier. Ramoneda, la victime, gît dans le coma à l’hôpital après que l’inspecteur Alcala l’ait séquestré et torturé pendant plusieurs jours pour lui faire avouer où il détient sa fille kidnappée. Maria réussit à le faire enfermer à perpuité. Cette affaire, qui a fait grand bruit, lance sa carrière et la décide à quitter son mari violent, pour Greta, sa collègue avocate.  Et si ce n’était de ses trop fréquentes migraines, tout serait parfait : reconnaissance professionnelle, belles autos, belle résidence, vacances de rêve.

Mais les parcours de Maria et de l’ex-inspecteur Alcala ont été tracés d’avance par des meneurs de jeu redoutables, venus d’un passé trouble et bien décidés à assouvir une vengeance longuement planifiée. Lorsqu’ils réaliseront qu’ils ont été manipulés, il sera peut-être trop tard pour stopper le déferlement de violence qui s’abat sur leurs familles respectives.

Un roman noir qui revisite les heures sombres du franquisme en décrivant ses dérives et les conséquences de ses pratiques haineuses. Le va-et-vient entre les deux périodes permet de lever progressivement le voile sur les rôles des différents protagonists, et la description de deux époques sonnent tout aussi juste l’une que l’autre.

Un premier roman d’un auteur qui a bien fait ses devoirs d’historien et a su rendre le passé douloureux d’une société espagnole encore habitée par des souvenirs peu glorieux.

Bio : Victor del Arbol est né à Barcelone, en 1968. Après avoir étudié l’Histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Il est l’auteur de deux romans. Seul La tristesse du samouraï a été traduit en français pour le moment.

texte Grenouille Noire

CARRÉMENT ROUGE (in French)

Hier, 22 mai, était la 100è journée de la démarche démocratique des étudiants québécois. 


Aujourd'hui, après cent jours de silencieux soutien, je prends une pause et leur donne publiquement mon appui d'humble citoyen. En tant que père de deux enfants, qui seront aux études collégiales à compter de 2018, je sens le besoin de dire merci à ceux qui courageusement, avec une ténacité exemplaire, défrichent le chemin de l'avenir du Québec, non seulement pour une scolarité plus accessible et moins dispendieuse, mais aussi pour un monde plus juste. 


J'admire ces étudiants qui tentent de se donner les moyens de poursuivre leurs études sans se ruiner avant même d'avoir atteint le marché du travail. Par leur surprenante détermination, ils prouvent qu'ils sont déjà les grands de demain, nos futurs meneurs. Je suis fier de savoir que mes enfants travailleront un jour pour, et avec, ceux qui se seront battus pour leur faciliter l'accès aux études post-secondaires; je suis confiant que les étudiants d'aujourd'hui seront demain des employés intègres, des employeurs reconnaissants, ainsi que des politiciens compréhensifs et plus près de la réalité du peuple.  


Car un peuple grandit, s'épanouit et s'enrichit lorsque les plus grands montrent l'exemple aux plus petits, non pas en brimant leurs droits mais en les aidant à se tenir droits. L'avenir de ces étudiants et la continuité prospère de notre société commencent maintenant, d'un carré rouge vif d'esprit et de projets sans limites; si on l’empêche de rêver et de grandir à son rythme, cet avenir flétrira peu à peu jusqu'à ce qu'on se demande d'où vient ce pâle lambeau décoloré, ce peuple désabusé et peu reluisant. 


Et lorsque les rêves de cette jeunesse ne seront plus pour elle que des souvenirs, seront-ils objets de regrets ou bien emblêmes de fierté? 


À nous de décider entre le carré rouge et le lambeau décoloré.


Aujourd'hui, je décide d'être carrément rouge.


Jacques Filippi
Châteauguay
23 mai 2012
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GIVEAWAY: Bruce DeSilva's CLIFF WALK


UPDATE: We have our winner and it is Brandon Nagel, of Island Lake, IL (US). Thank you to everyone who participated. Stay tuned for the next giveaway. And thanks for visiting The House of Crime & Mystery.
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I know you want it. Badly. With his previous book, ROGUE ISLAND, Bruce DeSilva won both the 2011 Edgar and Macavity Awards for Best First Novel. Both awards. Same year. First novel. Now you could win his eagerly anticipated, brand new one, CLIFF WALK (published by Forge).

Just send me your name and address at housecrimyst@gmail.com before Saturday, May 26th, 10 h 00 am (Montreal Time). This giveaway is open only to residents of Canada and the US, aged 18 and up. Big thanks to Raincoast Books of Canada for making this giveaway possible.

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SUPER WEEKEND GIVEAWAY!

You can win one of two prizes of 2 books each, from some great ECW Press writers. 

PRIZE A-- Two brand new crime fiction titles: "Walking Into the Ocean" by David Whellams and  "Never Play Another Man's Game" by Mike Knowles.

PRIZE B-- The first two books in Edgar Award winner Marc Strange's Orwell Brennan mysteries: "Follow Me Down" and the newly published "Woman Chased By Crows".

UPDATE: winners have been picked at random (by my 6-year old son) and they are: Maryse Lacasse, of East-Farnham (Quebec) CAN, who'll receive Prize B, and Emily Bronstein, of La Mirada (California) USA, who gets Prize A. Congrats to the winners, and thank you to everyone who participated (this was a very popular  contest).
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Contest is open to residents of the US and Canada, but you must be 18 years or older. Just send me by email your name and address (city and state or province is ok for now). To learn more about these writers, just click on their names above. Thank you to ECW Press for making this contest possible.
Contest ends at 16 h 00 (4 pm) Montreal time, on Wednesday, May 16th (2012).
BONNE CHANCE!
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LES ANGES DE NEW YORK par R.J. ELLORY

Frank Parrish est enquêteur à la police de New York. Son père a été un héros de ce corps policier dans les années 80 alors que le groupe d’élite qu’il dirigeait a réussi à bouter la mafia hors de Manhattan. Mais Frank n’a jamais eu la stature de son père. Il n’échappe pas au profil stéréotypé du flic qui a raté sa vie de couple, qui n’a pas vu grandir ses enfants et qui s’adonne trop à la bouteille. Il vient de perdre son partenaire, mort en devoir, et il doit se soumettre à une psychothérapie car il fait l’objet d’une enquête des affaires internes. Des séances qui lui permettent de sérieusement déboulonner son père de son piédestal. Car les méthodes pratiquées par les anges de New York, ainsi s’appellait la brigade spéciale anti-mafia, n’étaient pas très éloignées de celles des criminels qu’ils pourchassaient.

Parallèlement, sa vie d’enquêteur continue et il est chargé d’une affaire à première vue banale, le meurtre d’un petit “dealer” nommé Danny Lange. Une fin prévisible compte tenu de la feuille de route de la victime. Mais la mort de Rebecca, la jeune soeur de Danny, étonne Frank. L’adolescente sans histoire est retrouvée morte dans l’appartement crade de son frère dans un accoutrement provocant et fraîchement manucurée. Qu’est-ce qui a pu entraîner la mort du frère et de la soeur? Parrish ne croit pas au règlement de compte d’une affaire de drogue qui aurait mal tournée.

En fouinant dans l’entourage de Rebecca, il découvre qu’une autre adolescente de son lycée est morte étranglée quelques mois plutôt. Seul point commun entre les deux victimes, le Service à l’enfance qui les avait prises en charge à une époque de leur vie. Il entreprend alors une recherche sur tous les cas de disparition non résolues de jeunes filles âgées de 15 à 20 ans, au cours des 24 derniers mois; car il sent que ces histoires sont reliées et qu’un meurtrier en série sévit dans son district.

Ellory a choisi de réutiliser un canevas de construction semblable à celui de Vendetta*, un précédent roman où il nous livrait une histoire de la mafia américaine époustouflante. La portion historique est à mon avis moins réussie, peut-être parce que le personnage du père m’était carrément antipathique.  C’est l’enquête menée par Parrish qui captive. On est derrière lui, prêt à cautioner tous ses écarts à l’éthique, pourvu qu’il réussisse à épingler l’ordure qu’il traque.

J’espère encore lire Ellory longtemps en espérant qu’il ne tombe pas dans la formule pré-fabriquée.
(Les Anges de New York est disponible aux Editions Sonatine)  


*VENDETTA: En bref, c’est l’histoire du rapt de la fille du gouverneur de la Louisiane et de la course contre la montre pour la retrouver vivante. Son kidnappeur, un vieux cubain, se livre à la police et consent à les aider à condition qu’un obscur fonctionnaire travaillant sur la mafia accepte d’écouter son histoire. Et c’est là que tout le talent d’Ellory se déploie. Il y a eu plusieurs romans sur le crime organisé mais aucun d’une construction aussi dense et bien documentée. L’histoire se déroule sur 50 ans, dans 2 pays, dix villes. Il y a des meurtres, de l’amour, des trahisons et des vengeances, tout cela dans un style unique. Ellory établit de nouveaux standards dans le genre policier.

·     Ne pas se lasser par un démarrage un peu lent. 
·     Pour tous ceux qui ont aimé Seul le silence
·     Pour les amateurs de récit sur la mafia


BIO: R.J. Ellory est né en 1965, en Angleterre. Après avoir connu l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rythm’n’blues, avant de se tourner vers la photographie. Après Seul le silence, Vendetta et Les AnonymesLes Anges de New York est son quatrième roman publié en France par Sonatine Éditions. Il a gagné le Prix des libraires du Québec pour Vendetta. Il sera invite d’honneur au festival Les Printemps Meurtriers, qui aura lieu à Knowlton, QC, du 18 au 20 mai. Vous pourrez aussi le rencontrer à la librairie Chapters du centre-ville de Montréal (1171, rue Ste-Catherine Ouest) le 15 mai prochain, de midi-trente à 13 h 30.


Texte de Grenouille Noire









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